Ce qui manque quand tout est proche

Une pièce encombrée n'a pas trop d'objets : elle a trop peu de vide entre eux. Ce qui gêne n'est jamais ce qui occupe, c'est l'absence de ce qui n'occupe pas.

Le rêve emploie souvent cette figure pour désigner les situations où rien n'est en trop et où tout est trop près. Un emploi du temps sans interstice, une famille où chacun sait tout, une vie remplie de choses bonnes sans une heure qui ne soit prise. Personne n'a mal agi, et l'on étouffe.

La question qu'il pose est concrète : où, dans vos journées, y a-t-il du vide ? Ceux qui rêvent de manquer d'espace ne manquent généralement de rien d'autre.

L'espace qui devient trop grand

L'excès inverse existe et se rêve autant : une pièce immense et vide, une plaine sans bord, un logement trop grand pour ce qui y reste. L'espace ne manque plus, et rien ne le remplit.

Le rêve emploie cette forme après les départs. Des enfants partis, une séparation, une retraite : le volume disponible est le même qu'avant, et il est devenu disproportionné. Ce n'est pas la solitude, c'est l'échelle qui ne correspond plus.

Le détail à retenir est ce que vous faisiez de ce volume. L'occuper, le traverser, ou vous tenir dans un coin racontent trois rapports différents à une place devenue trop grande.

La quantité disponible change la lecture

Une lecture psychologique, pas une case toute faite

La psychologie des profondeurs s'intéresse à l'espace disponible parce qu'il conditionne tout le reste : sans intervalle, aucun mouvement n'est possible, et c'est vrai du temps comme des lieux. Elle note que ces rêves surviennent souvent dans des vies pleines et satisfaisantes, ce qui les rend difficiles à formuler. D'autres lectures retiennent l'excès inverse et ce qu'il dit des départs.

Vous avez rêvé d'espace récemment, et souhaitez une lecture personnalisée de ce rêve ?

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