Ce qu'on porte à la vue de tous

Contrairement au coffre ou au sac, la corbeille montre son contenu. On ne peut pas y dissimuler quoi que ce soit : ce qu'on transporte est visible pendant tout le trajet.

Le rêve emploie cette figure pour désigner ce que vous portez au vu de tous. Une charge assumée publiquement, une réussite qu'on exhibe, des difficultés que tout le monde connaît : il n'y a rien de caché, et c'est parfois ce qui pèse.

La question qu'il pose est utile : ce que vous transportez en ce moment, tout le monde le voit-il ? Ceux qui rêvent de corbeilles pleines décrivent souvent une exposition plutôt qu'un fardeau.

Tressée, et donc réparable

Une corbeille n'est pas fabriquée d'un bloc : elle est tressée, brin par brin, et l'on peut en remplacer un sans tout défaire. C'est un objet pauvre, solide, et qui se répare.

Le rêve emploie souvent cette structure pour parler de ce qui tient par entrelacement plutôt que par masse. Une famille, une amitié, une organisation modeste : rien n'y est solide en soi, et l'ensemble résiste parce que tout est lié à tout.

Le détail à retenir est l'état du tressage. Serré, il porte ; détendu, il perd son contenu par le fond ; rompu en un point, il peut encore être repris — et cette dernière variante est la plus fréquente.

Ce qu'elle contient change la lecture

Une lecture psychologique, pas une case toute faite

La psychologie des profondeurs s'intéresse aux contenants parce qu'ils figurent ce qui permet de porter : sans contenant, une charge se disperse. Elle distingue ceux qui ferment de ceux qui montrent, et note que les seconds désignent souvent des situations où l'exposition fait partie du poids. D'autres lectures retiennent le tressage et y voient une figure des ensembles qui tiennent par les liens plutôt que par la force.

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